[62] Communiquée par M. Prudhomme, archiviste de l'Isère.

[63] L'Argent, alors en préparation.

[64] Le siège de député de la 2e circonscription du Ve arrondissement étant devenu vacant à la suite de la nomination de M. de Lanessan au poste de gouverneur général de l'Indo-Chine, un groupe de jeunes gens avait délégué MM. Clément-Janin et Bougenot pour offrir la candidature à Émile Zola.

[65] Il s'agissait de l'offre de la statue de Balzac faite à la Société des gens de lettres par M. D. Osiris.

[66] Voici la copie de cette lettre:

9 mars 1892.

«Cher monsieur Zola,

«C'est avec émotion que je vois la division Margueritte et le nom de mon père jouer un rôle dans La Débâcle. Je pressens que vous serez sympathique aux efforts perdus de cette belle cavalerie et à la mort de son chef, sacrifié avec tant d'autres à Sedan.

«Laissez-moi saisir cette occasion—je n'en pourrai trouver une meilleure—pour me décharger auprès de vous, en toute franchise, d'un regret qui me pèse depuis longtemps. En m'associant, il y a quelques années, à ce manifeste contre vous, j'ai commis une mauvaise action dont mon extrême jeunesse m'empêcha alors de comprendre la portée, mais dont j'ai eu quelque honte depuis, lorsque j'ai mieux compris le respect qu'on se doit, d'homme à homme, et que je devais surtout, moi débutant de lettres et fils de soldat, à une vie d'écrasant labeur, de fier combat et d'exemple, comme la vôtre.

«Il y a longtemps, cher monsieur Zola, que je voulais vous écrire cela. En tardant, je n'ai fait que prolonger mes regrets et la conscience de mes torts. Voudrez-vous bien accepter ces excuses aussi franchement et complètement que je vous les offre.