A Théodore Duret.

Paris, 3 novembre 1868.

Mon cher Duret,

Pardonnez-moi si je ne me suis pas rendu au café Guerbois et si je n'ai point encore répondu à votre lettre. J'étais dans la fièvre du dénouement de Madeleine Férat, je ne voulais plus m'occuper de rien avant d'avoir terminé cette œuvre. Aujourd'hui la dernière ligne est écrite, je rentre dans la vie. Je n'ai plus à redouter que les paniques de l'éditeur et de l'imprimeur. Allez, écrire avec quelque audace ne rend pas l'existence rose!

Je suis prévenu, ma prochaine causerie de La Tribune sera courte.

Maintenant que me voilà libre, j'irai vous voir un de ces matins. Nous causerons.

Votre bien dévoué.


Au même.