E. F.


CORRESPONDANCE

—LETTRES DE JEUNESSE—


LETTRES A BAILLE

I

Paris, 14 janvier 1859.

Mon cher Baille,

Je ne te ferai aucun reproche, cela est de fort mauvais ton et n'avance à rien. Tu t'accuseras toi-même, en pensant que nous sommes au 14 janvier et que tu ne m'as pas encore écrit, malgré ta promesse. Tu ne me feras jamais croire que le travail t'absorbe à ce point; j'ai de sérieuses inquiétudes sur ta santé et sur ton intelligence; rien ne donne plus de maux de tête, rien n'abrutit comme un travail prolongé, et tu me sembles t'en donner à cœur joie.