Nana ne voulut pas. Elle-même pourtant se lâchait. Fontan l'attirait, avec son masque de grotesque. Se frottant contre lui, le couvant d'un regard de femme enceinte qui a envie de manger quelque chose de malpropre, elle le tutoya tout à coup.
— Voyons, verse, grande bête!
Fontan remplit de nouveau les verres, et l'on but, en répétant les mêmes toasts.
— A Son Altesse!
— A l'armée!
— A Vénus!
Mais Nana réclamait le silence du geste. Elle leva son verre très haut, elle dit:
— Non, non, à Fontan!… C'est la fête de Fontan, à Fontan! à
Fontan!
Alors, on trinqua une troisième fois, on acclama Fontan. Le prince, qui avait regardé la jeune femme manger le comique des yeux, salua celui-ci.
— Monsieur Fontan, dit-il avec sa haute politesse, je bois à vos succès.