[6] Un conte grec moderne d'Epire (Hahn, nº 15), mentionné plus haut parmi les contes se rattachant au thème des Jeunes filles oiseaux, présente, pour tout l'ensemble, la plus frappante ressemblance avec ce conte arabe. Voir aussi un conte sicilien (Gonzenbach, nº 6).—Pour le trait de l'oiseau arrivé le dernier, comparer notre nº 3, le Roi d'Angleterre et son Filleul, et les remarques de ce conte (I, p. 48).

[7] La première partie du conte sibérien, qui ne se retrouve pas dans l'histoire de Djanschah et qui, à vrai dire, forme un conte distinct, est également un écho des Mille et une Nuits, car elle n'est autre qu'un épisode des Voyages de Sindbad le Marin (l'épisode du «Vieillard de la mer»).

[8] Voir Th. Benfey, Pantschatantra, t. I, p. 263.

[9] Le conte suivant, qui a été recueilli dans la Nouvelle-Zélande, nous paraît être une version défigurée de cette légende: Une jeune fille de race céleste a entendu vanter la valeur et la beauté du grand chef Tawhaki. Elle descend du ciel pour être sa femme. Plus tard, offensée d'une réflexion que son mari fait au sujet de la petite fille qu'elle a mise au monde, elle prend l'enfant et s'envole avec elle. Tawhaki grimpe à une plante qui s'élève jusqu'au ciel; arrivé là, il est traité avec mépris par les parents de sa femme; mais à la fin celle-ci le reconnaît, et il devient dieu (Zeitschrift für vergleichende Sprachforschung, t. XVIII, p. 61).

[10] Il est curieux de constater que dans le conte bohème de même type indiqué plus haut (Waldau, p. 248), c'est à la Montagne d'or que le héros doit aller rejoindre sa femme. Dans un conte tyrolien (Zingerle, I, nº 37), c'est à la Montagne de verre.—Dans un conte indien de Cachemire (Steel et Temple, p. 27), c'est à la Montagne d'émeraude.

[11] Dans un livre de l'Inde, le Çatapatha Brahmana, cité par M. Benfey (Pantschatantra, t. I, p. 264), l'apsara Urvâçi et ses compagnes se baignent dans un lac sous la forme de canes, et elles «se rendent visibles» au roi Pururavas, c'est-à-dire se montrent à lui sous leur forme véritable.

[12] La légende suivante des îles Shetland et des Orcades (Kennedy, I, p. 122), présente une forme curieuse de ce thème: Un pêcheur aperçoit un jour deux belles femmes qui se jouent sur le bord de la mer. Non loin de lui se trouvent par terre deux peaux de phoques; il en prend une pour l'examiner. Les deux femmes, ayant remarqué sa présence, courent vers l'endroit où étaient les peaux. L'une saisit celle qui reste, s'en revêt en un clin d'œil et disparaît dans la mer; l'autre supplie le pêcheur de lui rendre la sienne, mais il refuse et il épouse la femme. Quelques années après, alors qu'elle a déjà deux enfants, la femme retrouve sa peau de phoque et s'enfuit avec un de ses pareils.

[13] Un conte toscan (V. Imbriani. La Novellaja Fiorentina, p. 403) offre, dans un passage analogue, la même altération que notre conte.—Cf. un conte grec moderne (Hahn, nº 41, p. 248 du 1er volume).