LETTRE LXXXIII

À l'Impératrice, à Malmaison.

Mercredi, 6 heures du soir, 1810.

Mon amie, je ne vois pas d'inconvénient que tu reçoives le roi de Wurtemberg quand tu voudras. Le roi et la reine de Bavière doivent aller te voir après-demain.

Je désire fort aller à Malmaison: mais il faut que tu sois forte et tranquille: le page de ce matin dit qu'il t'a vue pleurer.

Je vais dîner tout seul.

Adieu, mon amie; ne doute jamais de mes sentiments pour toi; tu serais injuste et mauvaise.

Napoléon.