—Un gilet blanc, monsieur, une cravate blanche brodée, votre beau pantalon noisette. Tenez, regardez vous-même.» Elle disposait tout à l'angle de la commode:

«Toutes ces couleurs sont faites l'une pour l'autre, elles vont bien ensemble; vous serez léger, vous pourrez danser, si cela vous plaît, vous aurez dix ans de moins. Comment! vous ne voyez pas cela? Il faut qu'une pauvre vieille comme moi vous dise ce qui vous convient!»

Elle se prit à rire, et Kobus, la regardant avec surprise, dit:

«C'est vrai. Je pense si rarement aux habits....

—Et c'est votre tort, monsieur; l'habit vous fait un homme. Il faut encore que je cire vos bottes fines, et vous serez tout à fait beau; toutes les filles tomberont amoureuses de vous.

—Oh! s'écria Fritz, tu veux rire?

—Non, depuis que j'ai vu votre vraie taille, ça m'a changé les idées, hé! hé! hé! mais il faudra bien serrer votre boucle. Et dites donc, monsieur, si vous alliez trouver à cette fête une jolie fille qui vous plaise bien, et que finalement... hé! hé! hé!»

Elle riait de sa bouche édentée en le regardant, et lui, tout rouge, ne savait que répondre. «Et toi, fit-il à la fin, que dirais-tu?

—Je serais contente.

—Mais tu ne serais plus la maîtresse à la maison.