—Mais tu ne devais jamais la tuer.

—J'ai changé d'avis aujourd'hui.

—Pourquoi?

—Parce que, je te le répète, cela commence à me fatiguer de la trouver toujours en rentrant. Et puis, je l'ai fait assez souffrir; elle ne sent plus les coups, qu'est-ce que tu veux que j'en fasse?

—Je l'emmènerai, et je la placerai chez quelqu'un.

—C'est cela, pour qu'on la soigne.

—Eh bien?

—Imbécile! fit Pinard en haussant les épaules; et si en la soignant on la guérissait? N'oublie pas que sa folie a été provoquée par une fièvre cérébrale, et que, par conséquent, elle peut revenir à la raison: j'ai pris des renseignements là-dessus.

—Alors je la garderai près de moi.

—Pour en faire ta maîtresse, comme tu en as toujours eu l'intention.