—Après ton mariage, ma fille; je veux assister à la bénédiction nuptiale avant mon départ.

—Eh bien, dit Jahoua en souriant, vous pourrez lever l'ancre de bon matin; car j'ai prévenu le prêtre aujourd'hui même, et il bénira les époux au point du jour. Maintenant, Marcof, j'ai une grâce à vous demander.

—Laquelle?

—Laissez-moi partir avec vous.

—Volontiers, mon gars.

—Oui, mais j'entends partir comme marin. Je ne veux plus vivre à terre. La Bretagne est saccagée, ma ferme est brûlée; je n'ai plus rien. Engagez-moi!

—Ta place est prête à mon bord. Tu prendras celle qu'avait Keinec.

—Merci!

Keinec se leva brusquement.

—Où vas-tu? demanda Marcof.