—Et s'il s'agissait, au contraire, de faire une bonne action?

—Je ne prendrais peut-être pas l'argent, mais je ferais le bien... si cela était en mon pouvoir...

—Parle net. Ou tu prendras la somme en accomplissant une oeuvre charitable, ou tu refuseras l'une et l'autre. Il s'agit, je te le répète, d'une bonne action qui te rapportera cent louis. Acceptes-tu?

—Eh bien... dit le pêcheur en hésitant.

—Dis oui ou non!

—J'accepte...

—Très bien! s'écria le gentilhomme en se levant, je reviendrai demain à pareille heure.

Et sortant de la cabane, il remonta à cheval et s'éloigna rapidement. Marcof se gratta la tête; réfléchit quelques instants, puis, haussant les épaules, il se remit à travailler.

Le lendemain, le gentilhomme fut exact au rendez-vous. Seulement, cette fois, il venait à pied et tenait par la main un jeune garçon âgé d'environ trois ans. Il entra dans la cabane, et déposa sur la table une bourse gonflée d'or. Le marché qu'il avait à proposer au pêcheur était de prendre l'argent et l'enfant. Le pêcheur accepta.

—Comment s'appelle le petit? demanda-t-il.