—Il a pris la fuite et nos balles n'ont pu l'atteindre.

—Maladroits!

—Nous avons fait pour le mieux.

—Les prisonniers sont attachés?

—Oui, monsieur le comte.

—C'est bien... je vais les interroger.

Les paysans se retirèrent, et les prisonniers demeurèrent en face du comte. Ces prisonniers, nos lecteurs l'ont deviné sans doute, n'étaient autres que Jasmin, Hermosa et Henrique. L'enfant, nous pensons l'avoir dit, n'avait pas onze ans encore. Effrayé de ce qui se passait, il se tenait étroitement serré contre sa mère.

Jasmin, pâle et défait, tremblait de tous ses membres, jetant autour de lui des regards effarés. Hermosa, fière et hautaine, relevait dédaigneusement la tête, et semblait défier ceux entre les mains desquels elle se trouvait. Le comte de La Bourdonnaie commença par interroger Jasmin.

—Qui es-tu? lui demanda-t-il.

Mais avant que le valet pût ouvrir la bouche pour répondre, Hermosa se tournant vers lui: