«Tu pourras te mettre facilement en communication avec le pêcheur qui me conduit en Angleterre; il se nomme Salaün et habite Audierne. A son retour, il te remettra une nouvelle lettre de moi.»

—C'est là tout ce qui concerne notre cause, messieurs, dit Marcof en repliant la lettre.

—Je répondrai à Philippe, dit Boishardy, et je vous remettrai la lettre, Marcof.

—Serez-vous encore à Penmarckh dans quatre jours? demanda le comte de La Bourdonnaie.

—Oui; je ne mettrai à la voile qu'après avoir reçu la seconde lettre du marquis.

—Bien; nous irons vous trouver à bord de votre lougre dans quatre nuits.

—Je vous attendrai, messieurs.

Marcof prit les mains de ses deux interlocuteurs.

—Pas de honte entre nous, dit-il; avez-vous besoin d'argent?...

—Non, répondit le comte.