Jules César a inspiré plus d'une scène de cette pièce, dont le sujet est également une conspiration. C'est bien un effet à la Shakespeare que ce revirement de la foule, exprimant d'abord par un silence plein d'éloquence ses sentiments hostiles pour Cromwell, et dès que Cromwell a parlé, huant les conjurés, jetant l'un d'eux à la Tamise (acte V, dernière scène).
Mais les classiques peuvent aussi réclamer leur bien. Le coup de théâtre du troisième acte est emprunté au dénouement original de Rodogue. Le narcotique offert par Rochester au Protecteur est bu, comme le poison dans la tragédie de Corneille, par la bouche même qui l'offre.
LORD ROCHESTER, à part.
Le vase est plein.
Il faut que Noll le boive. Il va faire un fier somme!
J'ai mis toute la fiole!—Hé! je sers le pauvre homme
Je l'arrache aux remords; grâce à mes soins d'ami,
Il n'aura de longtemps, d'honneur, si bien dormi!
(Il prend le plat des mains du page, et il le présente à Cromwell.
(Haut.)