Que le tonnerre donne aux foudroyés énormes;

Leur crâne est à la pierre aveugle ressemblant;

La neige les modèle avec son linceul blanc;

On dirait que leur main lugubre, âpre et crispée,

Tâche encor de chasser quelqu'un à coups d'épée;

Ils n'ont pas de parole, ils n'ont pas de regard;

Sur l'immobilité de leur sommeil hagard

Les nuits passent; ils ont plus de chocs et de plaies

Que les suppliciés promenés sur des claies;

Sous eux rampent le ver, la larve et la fourmi;