Hé! dit-il, je n'ai pas besoin d'autre massue!

Et prenant aux talons le cadavre du roi,

Il marche à l'empereur qui chancelle d'effroi;

Il brandit le roi mort comme une arme, il en joue,

Il tient dans ses deux poings les deux pieds, et secoue

Au-dessus de sa tête, en murmurant: Tout beau!

Cette espèce de fronde horrible du tombeau.......

Il ne faut pas se le dissimuler, le grandiose confine au grotesque, et plus d'une fois, dans cette recherche presque constante de l'effet de grandeur, de l'effet de stupeur, Hugo détruit par quelque excès l'impression qu'il voudrait produire. Il donne un tour de clef de trop, et brise le ressort sur lequel il avait compté. Mais le plus souvent, c'est la faute des lecteurs, s'ils n'éprouvent pas une artistique admiration devant ces constructions herculéennes. Ils n'aperçoivent pas ce qu'il y a d'harmonie dans la conception de l'ouvrage et de vigueur d'exécution dans ses moindres détails; ils ne voient pas ce que la magie des images, pareille au stuc dont l'architecte grec enveloppait la roche travertine, répand d'éclat sur cette maçonnerie et sur cette charpente colossales:

Comme sort de la brume

Un sévère sapin, vieilli par l'Appenzell,