On voit suffisamment ce que le vers, ainsi brisé, a de puissance.
Personne pourtant n'a su l'enfermer dans une gaine plus rigide, ou plutôt, ce n'est pas au fourreau de l'épée que le vers de Hugo fait songer, c'est à l'épée elle-même, trempée, tranchante, aiguë, flexible, ferme, légère, assénée, sifflante, lumineuse.
Que dire de la composition, tour à tour une et implacablement logique, dans Caïn, Gaïffer, le Parricide; ou symétrique, comme un diptyque colossal, dans Pleine Mer et Plein Ciel, dans Tout le passé et Tout l'Avenir, ou singulière, gigantesque, comme les colonnades des temples d'Egypte et d'Asie, dans le dialogue de Zim-Zizimi et des dix Sphinx; ou tragique, et pleine de péripéties, de surprises, de coups de théâtre, de contrastes, d'effets de drame, dans Eviradnus, dans la Défiance d'Onfroy, dans la Confiance de Fabrice?
L'ART D'ÊTRE GRAND'PÈRE.
Dans la série des œuvres de Hugo, l'Art d'être grand-père peut être indiqué comme un écrit caractéristique de sa dernière manière.
L'idée dominante du livre est originale et touchante: s'il y a une réponse aux objections tirées du mal moral contre la Providence, c'est l'enfant. Cette idée se résume dans des vers comme celui-ci:
La souveraineté des choses innocentes,
ou au contraire se développe, avec une pleine clarté, par exemple dans cette fin de pièce très expressive:
Certe, il est salutaire et bon pour la pensée,