Voilà ce qui s'abat sur l'enfant endormi.

Le berceau des enfants est le palais des songes;

Dieu se met à leur faire un tas de doux mensonges;

De là leur frais sourire et leur profonde paix.

Plus d'un dira plus tard: Bon Dieu, tu me trompais.

Mais le bon Dieu répond dans la profondeur sombre;

—Non. Ton rêve est le ciel. Je t'en ai donné l'ombre.

Mais ce ciel, tu l'auras. Attends l'autre berceau,

La tombe.—Ainsi je songe. O printemps! Chante, oiseau!