Ils étaient là: voyez cette cime, l'honneur,

Ils étaient là: voyez ce hautain promontoire,

La liberté: mourir libres fut leur victoire.

Il faudra, car l'orgie est un lâche bonheur,

Se remettre à gravir ces pentes escarpées.

Frappez, chevaliers,

Avec les épées,

Sur les boucliers.

Quant à l'avenir, il remplit toute la dernière partie de l'Art d'être grand-père, celle qui porte le titre: «Que les petits liront quand ils seront grands.» Nous y retrouvons le rêve généreux du progrès absolu, et la marche en avant vers ce but déjà visible, qui est l'évènement de la loi de justice. Jamais Hugo ne s'est peut-être élevé à une plus pure expression de ces nobles idées.

On ne peut pas parler avec quelque détail de l'Art d'être grand-père, et négliger les cadres divers dans lesquels le poète a placé les visages de ses petits-enfants. C'est la chambre où le berceau semble rayonner; c'est la salle dont le parquet sera jonché, en un jour de malheur, par les débris du vase merveilleux qui racontait «toute la Chine;» c'est le jardin, où Jeanne, assise sur le gazon, s'avise tout à coup d'exiger qu'on lui donne la lune à croquer comme une friandise. C'est le bois, où courent les faons, les biches, les chevreuils et les cerfs, effrayés par le seul mouvement des branches: