Qu'importe! Ici tout berce, et rassure, et caresse.

Plus d'ombre dans le cœur! plus de soucis amers!

Une ineffable paix monte et descend sans cesse

Du plus profond de l'âme au plus profond des mers.

On voudrait tout citer; mais il faut se borner à résumer les deux autres pièces. La Troisième promenade met en présence du soleil qui descend, le vieillard déclinant vers la tombe. L'homme sait bien que le soleil meurt pour renaître, et le soleil pourrait dire si l'homme est né seulement pour mourir. N'est-ce pas ce secret que l'astre et le vieillard se confient en silence et par l'échange d'un regard?

O moment solennel! les monts, la mer farouche,

Les vents faisaient silence et cessaient leur clameur.

Le vieillard regardait le soleil qui se couche;

Le soleil regardait le vieillard qui se meurt.

Enfin la Quatrième promenade est comme l'expression de cette loi d'amour qui est la vraie formule du Très-Haut. Cette loi, la nature la balbutie. Le poète, assemblant tous les sons que l'univers bégaye, la proclame.