Dans sa robe de sable enfonce enveloppés

Ses colosses camards à la face frappés

Par le pied brutal de Cambyse.

Mais, à côté de ce vers fulgurant, Hugo en apportait un autre plus original peut-être, je veux dire le vers simple et pénétrant, virgilien par la pureté et l'harmonie, homérique par la vérité de l'impression, le vers avec lequel il décrit:

Les coteaux renversés dans le lac qui miroite,

«l'antre obstrué d'herbe verte,» et

... les vieilles forêts où la sève à grands flots

Court du fût noir de l'aulne au tronc blanc des bouleaux.

Ce ne sont là que des aspects de la nature. Hugo soulève le voile riant et rayé de couleurs dont l'éternelle Isis enveloppe son sein palpitant. Il ne s'arrête pas longtemps à l'églogue ancienne, malgré la douceur de regarder «fumer le feu du pâtre,» et d'entrevoir, «à travers les buissons,» sous «la lune», «à la dérobée,»

Les Satyres dansants qu'imite Alphésibée.