Les six journées préparent au Seigneur ses aliments ; car tout ce qui existe est fait pour nourrir sa justice ou sa miséricorde, sa colère ou son amour.

Mais sa parole immuable a dit, dit et dira aux siècles qui passent et aux siècles éternels, à ceux qu’on appelle les siècles des siècles :

Une seule chose est nécessaire, Marie a pris la meilleure part qui ne lui sera point ôtée.

Elle ne lui sera point ôtée ; car les six journées figurent le Temps, et la septième Journée l’Éternité.

La meilleure part est celle qui ne finit pas, et le Jour du Seigneur, qui l’a prise au vol par une sublime anticipation, pendant que les horloges comptent encore les heures que doit durer ce monde, le septième Jour la gardera dans la Jérusalem éternelle et triomphante, dans la Jérusalem aux douze portes dont parle l’Aigle de Pathmos.


Si les six journées étaient plus clairvoyantes, au lieu de jeter sur le Dimanche un regard malveillant, elles lui rendraient gloire. Elles sauraient que le repos est la garantie, la consécration, la lumière et la vie du travail.

Mais les affaires sont naturellement aveugles. Leur unique ressource, pour se sauver, c’est de s’interrompre. Elles n’échappent à la cécité, qui vient de leur multitude, que par le repos qui garantit et consacre au milieu d’elles le droit inaliénable et sauveur de l’unité.

Mais pour apercevoir l’importance pratique du Dimanche, il faut avoir conservé la vue.

Les importances accidentelles se révèlent à tout le monde.