M. Planck a été conduit, par l'étude de la loi du rayonnement des corps noirs, à énoncer une hypothèse connue sous le nom de théorie des quanta. D'après cette théorie, les éléments auxquels serait dû le rayonnement des solides incandescents et qui seraient assimilables à des résonateurs hertziens, ne pourraient acquérir ou perdre de l'énergie que par sauts brusques, de telle façon que l'énergie d'un pareil résonateur serait toujours multiple d'une quantité fixe caractérisant la longueur d'onde de ce résonateur et appelée quantum; cette énergie serait donc toujours égale à un nombre entier de quanta.

Il est inutile de faire remarquer combien cette conception s'éloigne des idées habituellement reçues, puisque les lois physiques ne seraient plus susceptibles d'être exprimées par des équations différentielles. Il est naturel qu'on cherche à échapper à cette conséquence, sans parler d'une foule de difficultés de détail, et qu'on se demande s'il n'y aurait pas moyen d'expliquer autrement les faits. J'ai donc cherché si l'on ne pourrait pas rendre compte de la loi de Planck par d'autres hypothèses et je suis arrivé à un résultat négatif. H. P.

Les principaux Écrits relatifs à la théorie des Quanta sont cités par M. Max Planck dans Annalen der Physik: Leipzig, Bd. 31, 1910, in-8, S. 758; et dans Berichte der Deutschen Physikalischen Gesellschaft: Braunschweig, 13 J., Nr. 3, Feb. 1911, in-8, S. 138.

C R, t. 153, 4 déc. 1911, p. 1104-1108.
J P, 5e s., t. 2, janv. 1912, p. 5-34.

Théorie cinétique des gaz.

16. Sur une objection à la théorie cinétique des gaz.

C R, t. 116, 8 mai 1893, p. 1017-1021.

Analyse par Siebert: J F M, Bd. 25, J. 1893 u. 1894, S. 1818.

Analyse par E. Jahnke: F P, 49 J., Abt. 2, 1893, S. 242.