Le ث, par th, t ou ts.
Le ح, par un h; ce qui, du reste, ne reproduit nullement la prononciation de cette consonne forte, et comme je ne figurerai jamais le ة par un h, le lecteur saura qu'il doit toujours s'efforcer de prononcer cette lettre par une expiration s'appuyant sur la voyelle suivante.
Le خ, par le kh, groupe bizarre encore plus imparfait que l'h seul pour la précédente lettre.
Le ع, généralement par un a lié à une des voyelles a, i, o; quelquefois par une de ces lettres seules ou par la diphthongue eu ou par l'ë. Cette lettre, dont la prononciation est impossible à reproduire en français, conserve presque toujours, dans la pratique, un premier son rapprochant de l'a et provenant de la contraction du gosier; ce son s'appuie ensuite sur la voyelle dont cette consonne, car c'en est une, est affectée. C'est pourquoi j'écrirai Chiaïte au lieu de Chïïte, Saad au lieu de Sad, etc.
Le غ, généralement par un r'. Si tout le monde grasseyait l'r, il n'y aurait pas de meilleure manière de rendre cette lettre arabe; malheureusement, il y a en arabe l'r non grasseyé, et il faut bien les différencier. Dans le cas où ces deux lettres se rencontrent, la prononciation de chacune s'accentue en sens inverse, et alors je rends le غ par un g' Exemples: Mag'reb, Berg'ouata.
Le ۊ, par un k, comme dans Kassem, ou par un g, comme dans Gabès. Cette lettre possède encore une intonation gutturale que l'on ne peut figurer en français.
Le ذ, par un h. Quant au ڈ (ta lié), dont la prononciation est celle de notre syllabe muette at dans contrat, je le rends par un simple a et j'écris: Louata, Djerba, Médéa.
Je ne parle que pour mémoire des lettres ص, ض,ظ,ط, dont il est impossible de reproduire, en français, le son emphatique, et je les rends simplement par t, d, s, d.