"On ne peut se défendre de faire remarquer avec quelle prudence, quel tact, quel jugement admirable, et en même temps avec quel courage, Jacques Cartier pénétra dans des pays ignorés, sans accident, quoique avec de très faibles moyens. En examinant sa conduite, on ne le trouve pas seulement un grand navigateur, mais un habile politique, un observateur puissant, un maître accompli dans l'art de se préparer les voies au milieu des populations inconnues. Que l'on compare de près cette conduite avec celles des Cortez et des Pizarre, et l'on verra que, la question d'humanité laissée de côté, quoiqu'elle vaille assurément la peine d'être prise en considération, ce n'est pas à ceux-ci qu'est l'avantage."
Léon Guérin: Les Navigateurs Français, page 80.
"L'expédition--(celle de 1535)--était accompagnée de deux chapelains Dom Guillaume Le Breton et de Dom Anthoine."
Ferland: Histoire du Canada, ch. Ier, page 22.
Ce titre de Dom fait présumer que ces deux prêtres étaient des religieux bénédictins.
"Le 26 Juin 1615 le Père Récollet Jean Dolbeau célébrait à Québec, au son de la petite artillerie de l'habitation la première messe qui ait été dite depuis l'époque de Jacques Cartier."
Laverdière: Histoire du Canada, Ch. II, page 37.
L'abbé Faillon, dans une longue et savante dissertation, répond dans l'affirmative à ceux qui lui demandent si Jacques Cartier avait des aumôniers lors de son second voyage au Canada. Leurs noms, d'ailleurs sont inscrits sur le rôle d'équipage que Jehan Poullet présenta à la Communauté de la Ville de St-Malo, à sa réunion du 31 mars 1535.
Les extraits suivants de la Relation du Second Voyage de Jacques Cartier, confirment absolument cette opinion.
"Le septième jour du dict mois, jour de Notre-Dame (7 août 1535, samedi)--après avoir ouï la messe, nous partîmes de la dite Isle--(Il aux Coudres)--pour aller amont le dit fleuve."