— Boiseriot, vous avez mal parlé de ma sœur et de son patron. Et j’en suis en colère. Je l’ai appris tout à l’heure ; si j’étais en vin, ça pourrait ne pas se passer bien…
L’autre, sentant l’effort, se redressa.
— Je n’ai pas peur d’un homme.
— En ce moment, vous pouvez parler : vous n’êtes pas de force. Si j’avais du vin, je ne dis pas… En ribote, je ne regarde pas toujours qui j’ai devant moi.
— Ça vous arrive souvent ?
— Le moins que je peux ; quelquefois tout de même quand je suis mal accompagné…
— Violette est-elle au courant de vos habitudes ?
Boiseriot regardait en dessous, attendant la réponse.
Cuirassier se secoua et lâcha, vite :
— C’est pas tout ça !… Vous avez… On a parlé contre ma sœur : pour cette fois, passe ! Si l’on recommence je prendrai le mauvais diseur, qu’il soit Pierre ou Paul, dissident ou catholique ou protestant, ami ou inconnu ou ennemi… je le prendrai et je le promènerai les jambes en l’air jusqu’à ce que sa tête en pète ! Salut !