[49] Matth., xxviii, 17; Marc, xvi, 14; Luc, xxiv, 39–40.

[50] Jean, xx, 24–29; comparez Marc, xvi, 14: Luc, xxiv, 39–40, et la finale de Marc, conservée par saint Jérôme, Adv. Pelag., II (v. ci-dessus, p. 7).

[51] Jean, xx, 29.

[52] Il est bien remarquable, en effet, que Jean, sous le nom duquel nous a été transmis le dicton précité, n'a pas de vision particulière pour lui seul. Cf. I Cor., xv, 5–8.

[53] Jean, xx, 26. Le passage xxi, 14, suppose, il est vrai, qu'il n'y eut à Jérusalem que deux apparitions devant les disciples réunis. Mais les passages xx, 30, et xxi, 25, laissent beaucoup plus de latitude. Comparez Act., i, 3.

[54] Luc, xxiv, 41–43; Évangile des hébreux, dans saint Jérôme, De viris illustribus, 2; finale de Marc, dans saint Jérôme, Adv. Pelag., II.


CHAPITRE II.
DÉPART DES DISCIPLES DE JÉRUSALEM.—DEUXIÈME VIE GALILÉENNE DE JÉSUS.

[An 33] Le désir le plus vif de ceux qui ont perdu une personne chère, est de revoir les lieux où ils ont vécu avec elle. Ce fut sans doute ce sentiment qui, quelques jours après les événements de la Pâque, porta les disciples à regagner la Galilée. Dès le moment de l'arrestation de Jésus, et immédiatement après sa mort, il est probable que plusieurs avaient déjà pris le chemin des provinces du Nord. Au moment de la résurrection, un bruit s'était répandu d'après lequel c'était en Galilée qu'on le reverrait. Quelques-unes des femmes qui avaient été au tombeau revinrent en disant que l'ange leur avait dit que Jésus les avait déjà précédées en Galilée[1]. D'autres disaient que c'était Jésus qui avait ordonné de s'y rendre[2]. Parfois on croyait même se souvenir qu'il l'avait dit de son vivant[3]. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'au bout de quelques jours, peut-être après l'achèvement complet des fêtes de Pâques, les disciples crurent avoir un commandement de retourner dans leur patrie, et y retournèrent en effet[4]. Peut-être les visions commençaient-elles à se ralentir à Jérusalem. Une sorte de nostalgie s'empara d'eux. Les courtes apparitions de Jésus n'étaient pas suffisantes pour compenser le vide énorme laissé par son absence. Ils songeaient avec un sentiment mélancolique au lac et à ces belles montagnes où ils avaient goûté le royaume de Dieu[5]. Les femmes surtout voulaient à tout prix retourner dans le pays où elles avaient joui de tant de bonheur. Il faut observer que l'ordre de partir venait surtout d'elles[6]. Cette ville odieuse leur pesait; elles aspiraient à revoir la terre où elles avaient possédé celui qu'elles aimaient, bien sures d'avance de l'y rencontrer encore.