[30] Act., x, 2, 4, 31.

[31] Ps. cxxxiii.

[32] Act., ii, 44–47; iv, 32–35.

[33] Ibid., ii, 41.

[34] Voir ci-dessus, p. [108], [119–120].

[35] Act., vi, 5; xi, 20.


CHAPITRE VIII.
PREMIÈRE PERSÉCUTION.—MORT D'ÉTIENNE.—DESTRUCTION DE LA PREMIÈRE ÉGLISE DE JÉRUSALEM.

[An 36] Il était inévitable que les prédications de la secte nouvelle, même en se produisant avec beaucoup de réserve, réveillassent les colères qui s'étaient amassées contre le fondateur et avaient fini par amener sa mort. La famille sadducéenne de Hanan, qui avait fait tuer Jésus, régnait toujours. Joseph Kaïapha occupa, jusqu'en 36, le souverain pontificat, dont il abandonnait tout le pouvoir effectif à son beau-père Hanan, et à ses parents Jean et Alexandre[1]. Ces hommes arrogants et sans pitié voyaient avec impatience une troupe de bonnes et saintes gens, sans titre officiel, gagner la faveur de la foule[2]. Une ou deux fois, Pierre, Jean et les principaux membres du collége apostolique, furent mis en prison et condamnés à la flagellation. C'était le châtiment qu'on infligeait aux hérétiques[3]. L'autorisation des Romains n'était pas nécessaire pour l'appliquer. Comme on le pense bien, ces brutalités ne faisaient qu'exciter l'ardeur des apôtres. Ils sortiront du sanhédrin, où ils venaient de subir la flagellation, pleins de joie d'avoir été jugés dignes de subir un affront pour celui qu ils aimaient[4]. Éternelle puérilité des répressions pénales, appliquées aux choses de l'âme! Ils passaient sans doute pour des hommes d'ordre, pour des modèles de prudence et de sagesse, les étourdis qui crurent sérieusement, l'an 36, avoir raison du christianisme au moyen de quelques coups de fouet.