[2] Act., viii, 5 et suiv. Que ce ne soit pas l'apôtre, cela résulte des passages Act., viii, 1, 5, 12, 14, 40; xxi, 8, comparés entre eux. Il est vrai que le verset Act., xxi, 9, comparé à ce que disent Papias (dans Eusèbe, II. E., III, 39), Polycrate (ibid., V, 24), Clément d'Alexandrie (Strom., III, 6), ferait identifier l'apôtre Philippe, dont parlent ces trois écrivains ecclésiastiques, avec le Philippe qui joue un rôle important dans les Actes. Mais il est plus naturel d'admettre que le verset en question renferme une méprise et a été interpolé que de contredire la tradition des Églises d'Asie et d'Hiérapolis même, où le Philippe qui eut des filles prophétesses se retira. Les données particulières que possède l'auteur du quatrième Évangile (écrit, ce semble, en Asie Mineure) sur l'apôtre Philippe se trouvent ainsi expliquées.

[3] Voir Vie de Jésus, ch. xiv. Il se peut cependant que la tendance habituelle à l'auteur des Actes se retrouve ici. Voir Introd., p. xix, xxxix, et ci-dessous, p. 159, 205.

[4] Act., viii, 5–40.

[5] Jos., Ant., XVIII, iv, 1, 2.

[6] Aujourd'hui Jît sur la route de Naplouse à Jaffa, à une heure et demie de Naplouse et de Sébastieh. V. Robinson, Biblical researches, II, p. 308, note; III, 134 (2e édit.) et sa carte.

[7] Les renseignements relatifs à ce personnage chez les écrivains chrétiens sont si fabuleux, que des doutes ont pu s'élever sur la réalité de son existence. Ces doutes sont d'autant plus spécieux que, dans la littérature pseudo-clémentine, «Simon le Magicien» est souvent un pseudonyme de saint Paul. Mais nous ne pouvons admettre que la légende de Simon repose sur cette unique base. Comment l'auteur des Actes, si favorable à saint Paul, eût-il admis une donnée dont le sens hoslile ne pouvait lui échapper? La suite chronologique de l'école simonienne, les écrits qui nous restent d'elle, les traits précis de topographie et de chronologie donnés par saint Justin, compatriote de notre thaumaturge, ne s'expliquent pas, d'ailleurs, dans l'hypothèse où la personne de Simon serait imaginaire (voir surtout Justin, Apol. II, 15, et Dial. cum Tryph., 120).

[8] Act., viii, 5 et suiv.

[9] Ibid., viii, 9 et suiv.

[10] Justin, Apol. I, 26, 56.

[11] Homil. pseudo-clem., xvii, 15, 17; Quadratus, dans Eusèbe, H. E., IV, 3.