[718] Cette théorie du Λογος ne renferme pas d'éléments grecs. Les rapprochements qu'on en a faits avec l'Honover des Parsis sont aussi sans fondement. Le Minokhired ou «Intelligence divine» a bien de l'analogie avec le Λογος juif. (Voir les fragments du livre intitulé Minokhired dans Spiegel, Parsi-Grammatik, p. 161-162.) Mais le développement qu'a pris la doctrine du Minokhired chez les Parsis est moderne et peut impliquer une influence étrangère. L'«Intelligence divine» (Mainyu-Khratú) figure dans les livres zends; mais elle n'y sert pas de base à une théorie; elle entre seulement dans quelques invocations. Les rapprochements que l'on a essayés entre la théorie alexandrine du Verbe et certains points de la théologie égyptienne peuvent n'être pas sans valeur. Mais rien n'indique que, dans les siècles qui précèdent l'ère chrétienne, le judaïsme palestinien ait fait aucun emprunt à l'Égypte.

[719] Act., VIII, 10.

[720] IX, 4-2; XVI, 12. Comp. VII, 12; VIII, 5 et suiv.; IX, et en général IX-XI. Ces prosopopées de la Sagesse personnifiée se trouvent dans des livres bien plus anciens. Prov., VIII, IX; Job, XXVIII.

[721] Jean, Évang., I, 1-14; I Épître, V, 7; Apoc., XIX, 13. On remarquera, du reste, que, dans l'évangile de Jean, l'expression de «Verbe» ne revient pas hors du prologue, et que jamais le narrateur ne la place dans la bouche de Jésus.

[722] Act., X, 42.

[723] Matth., XXVI, 64; Marc, XVI, 19; Luc, XXII, 69; Act., VII, 55; Rom., VIII, 34; Ephés., I, 20; Coloss., III, 4; Hébr., I, 3, 13; VIII, 1; X, 12; XII, 2; I de S. Pierre, in, 22. V. les passages précités sur le rôle du Métatrône juif.

[724] Matth., X, v, comparé à XXVIII, 19.

[725] Matth., XXVI, 39; Jean, XII, 27.

[726] Marc, XIII, 32.

[727] Matth., XII, 14-16; XIV, 13; Marc, III, 6-7; IX, 29-30; Jean, VII, 1 et suiv.