[115] Jean, VII, 3 et suiv.

[116] En effet, les quatre personnages qui sont donnés (Matth., XIII, 55; Marc, VI, 3) comme fils de Marie, mère de Jésus: Jacob, Joseph ou José, Simon et Jude, se retrouvent ou à peu près comme fils de Marie et de Cléophas (Matth., XXVII, 56; Marc, XV, 40; Gal., I, 19; Epist. Jac., I, 1; Epist. Judæ, 4; Euseb., Chron. ad ann. R. DCCCX; Hist. eccl., III, 11, 32; Constit. Apost., VII, 46). L'hypothèse que nous proposons lève seule l'énorme difficulté que l'on trouve à supposer deux sœurs ayant chacune trois ou quatre fils portant les mêmes noms, et à admettre que Jacques et Simon, les deux premiers évoques de Jérusalem, qualifiés de «frères du Seigneur,» aient été de vrais frères de Jésus, qui auraient commencé par lui être hostiles, puis se seraient convertis. L'évangéliste, entendant appeler ces quatre fils de Cléophas «frères du Seigneur,» aura mis, par erreur, leur nom au passage Matth., XIII, 55—Marc, VI, 3, à la place des noms des vrais frères, restés toujours obscurs. On s'explique de la sorte comment le caractère des personnages appelés «frères du Seigneur,» de Jacques par exemple, est si différent de celui des vrais frères de Jésus, tel qu'on le voit se dessiner dans Jean, VII, 3 et suiv. L'expression de «frère du Seigneur» constitua évidemment, dans l'Église primitive, une espèce d'ordre parallèle à celui des apôtres. Voir surtout I Cor., IX, 5.

[117] Act., I, 45.

[118] Marc, VI, 3.

[119] Selon Josèphe (B. J. III, iii, 2), le plus petit bourg de Galilée avait plus de cinq mille habitants. Il y a là probablement de l'exagération.

[120] Itiner., § 5.

[121] Antonin Martyr, endroit cité.


[CHAPITRE III]

ÉDUCATION DE JÉSUS.