[225] La grande théorie de l'apocalypse du Fils de l'homme est en effet réservée, dans les synoptiques, pour les chapitres qui précèdent le récit de la passion. Les premières prédications, surtout dans Matthieu, sont toutes morales.
[226] Matth., XIII, 54 et suiv.; Marc, VI, 2 et suiv.; Jean, VI, 42.
[227] La tradition sur la laideur de Jésus (Justin, Dial. cum Tryph., 85, 88, 100) vient du désir de voir réalisé en lui un trait prétendu messianique (Is.., LIII, 2).
[228] Les Logia de saint Matthieu réunissent plusieurs de ces axiomes ensemble, pour en former de grands discours. Mais la forme fragmentaire se fait sentir à travers les sutures.
[229] Les sentences des docteurs juifs du temps sont recueillies dans le petit livre intitulé: Pirké Aboth.
[230] Les rapprochements seront faits ci-dessous, au fur et à mesure qu'ils se présenteront. On a parfois supposé que, la rédaction du Talmud étant postérieure à celle des Évangiles, des emprunts ont pu être faits par les compilateurs juifs à la morale chrétienne. Mais cela est inadmissible; un mur de séparation existait entre l'église et la synagogue. La littérature chrétienne et la littérature juive n'ont eu avant le XIIIe siècle presque aucune influence l'une sur l'autre.
[231] Matth., VII, 12; Luc, VI, 31. Cet axiome est déjà dans le livre de Tobie, IV, 16. Hillel s'en servait habituellement (Talm. de Bab., Schabbath, 31 a), et déclarait comme Jésus que c'était là l'abrégé de la Loi.
[232] Matth., V, 39 et suiv.; Luc, VI, 29. Comparez Jérémie, Lament., III, 30.
[233] Matth., V, 29-30; XVIII, 9; Marc, IX, 46.
[234] Matth., V, 44; Luc, VI, 27. Comparez Talmud de Babylone, Schabbath, 88 b; Joma, 23 a.