[585] Ils les supposent cependant obscurément (Matth., XXIII, 37; Luc, XIII, 34). Ils connaissent aussi bien que Jean la relation de Jésus avec Joseph d'Arimathie. Luc même (X, 38-42) connaît la famille de Béthanie. Luc (IX, 51-54) a un sentiment vague du système du quatrième évangile sur les voyages de Jésus. Plusieurs discours contre les Pharisiens et les Sadducéens, placés par les synoptiques en Galilée, n'ont guère de sens qu'à Jérusalem. Enfin, le laps de huit jours est beaucoup trop court pour expliquer tout ce qui dut se passer entre l'arrivée de Jésus dans cette ville et sa mort.

[586] Deux pèlerinages sont clairement indiqués (Jean, II, 13, et V, 1), sans parler du dernier voyage (VII, 10), après lequel Jésus ne retourna plus en Galilée. Le premier avait eu lieu pendant que Jean baptisait encore. Il appartiendrait, par conséquent, à la pâque de l'an 29. Mais les circonstances données comme appartenant à ce voyage sont d'une époque plus avancée (comp. surtout Jean, II, 14 et suiv., et Matth., XXI, 12-13; Marc, 15-17; Luc, XIX, 45-46). Il y a évidemment des transpositions de date dans ces chapitres de Jean, ou plutôt il a mêlé les circonstances de divers voyages.

[587] On en peut juger par le Talmud, écho de la scolastique juive de ce temps.

[588] Jos., Ant., XX, xi, 2.

[589] Ps. LXXXIV (Vulg. LXXXIII), 11.

[590] Matth., XXVI, 73; Marc, XIV, 70; Act., II, 7; Talm. de Bab., Erubin, 53 a et suiv.; Bereschith rabba, 26 c.

[591] Passage du traité Erubin, précité.

[592] Erubin, loc. cit., 53 b.

[593] Jean, VII, 52.

[594] IX, 1-2; Matth., IV, 13 et suiv.