[167] Ce fait est rapporté par le fameux Pic de la Mirandole.
[168] Don Manuel s’amuse en citant ce trait de la fable, qui dit qu’un certain Melampus, médecin fameux, ayant découvert la vertu purgative de l’ellébore, avait guéri les trois filles de Proetus, roi d’Argos, que Junon avait rendues folles; elles s’imaginaient être changées en vaches.
[169] On l’appelle la Madonna del Pilar, parce qu’elle est posée sur un pilier de marbre: elle est une des plus riches de l’Espagne; on y voit quatre anges d’argent, dont les ailes sont d’or et semées d’étoiles de saphirs; la couronne est d’or massif. Il y a un saint-sacrement immense dont les rayons sont d’or massif et couverts d’émeraudes: le soleil et le calice pèsent 500 livres; on voit, dans le trésor, une infinité de membres de corps humain, d’argent, donnés en ex-voto. Le lord Stanhope, après la bataille de Saragosse, entra dans cette ville, visita le trésor et n’y toucha point. Admirons et taisons-nous.
[170] Ce prétendu miracle est tiré de l’Histoire Romaine, et don Manuel s’égaye aux dépens des deux dévotes.
[171] Des écrivains ont fait de Vénus Murcie, la déesse de la paresse.
[172] Les moines punirent par une espèce d’humiliation, ce propos indiscret. La foudre étant tombée quelque temps après à Ségovie, sur le cabinet du roi, crièrent que c’était une vengeance du ciel; et le roi, pour satisfaire les moines et les dévots, suivit une procession à pieds nus, ayant à son col le cordon de Saint François.
[173] En France, Louis XII abolit le droit d’asile que l’église donnait aux criminels.
[174] On conserve dans le trésor du grand-seigneur une dent du prophête Mahomet, et tous les ans, le premier jour du ramazan, le sultan la présente, avec beaucoup de respect, à baiser aux grands de sa cour, après des prières publiques instituées pour cette solennité.
On y conserve la robe de ce prophête, et tous les ans, à pareil jour, on la trempe dans l’eau, qui est appelée eau sacrée de la robe. Les Turcs croient, en buvant de cette eau, devenir incorruptibles. Le sultan en distribue à ses favoris, pour s’en servir aux jours de jeûnes. Vers le soleil couché, ils en mettent une goutte dans un grand vase d’eau, qu’ils boivent, avec cérémonie, à trois diverses reprises.
[175] Que ma pauvreté me laisse jouir d’une vie oisive!