Gloriette. Lieu près du four, et où l'on pétrit la pâte; dites, fournil, sans prononcer l'l.
Gobille. Jouet d'enfant, fait de pierre ou de marbre, en forme de boule; dites, globule, s. m.: il m'a pris mon globule. C'est du mot bille, sans doute, qu'on a formé gobille; mais pourquoi la premiere syllabe? on pourroit se servir du diminutif billette, petite bille; à Paris, on dit bille.
Godiviau. Certain pâté composé d'andouillettes, de hâchis de veau et de béatilles; dites, godiveau, s. m.: pâté de godiveau.
Gôdron. Espece de gomme ou poix, servant principalement à calfater les vaisseaux; dites, goudron, et goudronner, au lieu de gôdroner. Le godron est une espece de moulure relevée en forme d'œufs.
Gongoner. Dites, gronder.
Gorgossel. Manger à la gorgossel, c'est manger sans autre assaisonnement que le sel; dites, à la croque au sel.
Goubeau. Dites, gobelet, s. m.
Goulet. Cou de bouteille: ce mot a vieilli; dites, goulot, s. m.
Goutte. L'amour n'y voit goutte. Il est ridicule que l'usage emploie l'adverbe relatif y, qui n'est nullement nécessaire, ainsi que dans je n'y vois pas. Autant vaudroit-il dire, je n'y entends pas. Il faudroit dire simplement, l'amour ne voit goutte; je ne vois rien. Mais si l'on vouloit parler de l'endroit où l'on ne voit pas, on diroit: il fait nuit dans ce bois, je n'y vois rien; c'est-à-dire, je ne vois rien dans ce bois.
Graboton. Se mettre en graboton; dites, se tenir à genoux repliés.