Simouille. Pâte faite avec la farine la plus fine; dites, semoule, s. f.: une soupe de semoule.

Simple. En parlant d'une herbe; plante médicinale: la centaurée est une simple; dites, est un simple, s. m.

Soi. Racine a dit:

Jeune, charmant, traînant tous les cœurs après soi.

Ce vers renferme une faute contre la syntaxe de notre langue. Le pronom soi est indéfini, et par cela seul, ne convient pas dans une phrase où le sujet est déterminé. Il falloit mettre: traînant tous les cœurs après lui. Boileau est aussi tombé dans cette erreur. On dit: chacun vit pour soi, et l'égoïste ne vit que pour lui. En parlant des choses inanimées, on dit bien: la science a par soi-même beaucoup d'attraits: mais quand il est question d'une personne désignée, il faut employer lui et non pas soi. Corneille a commis cette faute,

Qu'il fasse autant pour soi, comme j'ai fait pour lui.

Et Voltaire en disant:

Ou mon amour me trompe, ou Zaïre aujourd'hui,
Pour l'élever à soi descendroit jusqu'à lui.

Soigner quelqu'un. Le regarder passer, agir: mon fils m'a dit qu'il alloit au college; je le soigne, pour savoir s'il me trompe; dites, je l'épie, je le guette.

Soin. Avoir du soin; dites, avoir soin, sans employer le mot du.