Comme rien ne l'écartait plus de sa voie, elle reprit le chemin de la demeure de son maître Ducanif en se disant comme fiche de consolation:

—Quand ce ne serait que d'avoir appris que le Tombeur-des-Crânes, le prétendu baron, a pour mère une ancienne illustration des foires, appelée la Belle-Flamande, ça peut toujours servir à quelque chose.

Ensuite, ramenée à la situation:

—Où est passé ce gredin que je n'ai trouvé à aucun de ses deux domiciles? se demanda-t-elle.

Puis, en sachant sans doute bien à fond tout ce dont était capable le Tombeur-des-Crânes, elle ajouta avec un petit frisson de peur:

—Qu'est devenu Gustave?

Après quoi, elle poussa un soupir de désolation qu'elle fit suivre de cette pensée n'annonçant pas une conscience des plus pures:

—Mettre la police sur le dos du baron, c'est cracher en l'air pour que ça vous retombe sur le nez.

Mais, parut-il, sa série à la noire était terminée. Elle rentrait dans la maison de Ducanif, quand le concierge l'arrêta au passage en demandant:

—Ce matin, quand vous sortiez, ne vous êtes-vous pas informée du baron de Walhofer?