—Pas de nom pourtant, objecta Camuflet.
Le magistrat parut consulter ses souvenirs.
—C'est vrai, reprit-il. Quand M. Fraimoulu m'a nommé le baron, il m'a semblé avoir entendu déjà ce nom, mais je n'ai pu me rappeler où et comment... Aidez-moi un peu à ce sujet.
—Ne vous souvient-il pas d'une carte de visite du baron de Walhofer trouvée par moi dans la poche du tablier de ma belle-mère n° 3, noble dame Buffard des Palombes, carte que je vous ai apportée?... Avez-vous oublié que nous crûmes alors que ce baron était un sexagénaire qui s'était énamouré des charmes défraîchis de noble dame des Palombes? Supposition qui vous inspira le moyen, pour moi, de me dégrafer de mes trois belles-mères en cherchant à les marier... Et, comme je ne savais de quelle façon m'y prendre pour mettre votre conseil en pratique, ne vous rappelez-vous pas non plus m'avoir cité un proverbe dont l'application me mènerait à bon port?
—Quel proverbe?
—Diviser pour régner.
M. Grandvivier avait décidément la mémoire rebelle, car, après s'être recueilli un instant, il prononça:
—Je n'ai gardé aucun souvenir de tout cela.
Ensuite, curieusement:
—Que je vous aie ou non cité le proverbe: Diviser pour régner, avez-vous su en tirer profit? demanda-t-il.