—Dites tout de suite effrontée! s'écria joyeusement Cydalise en la voyant chercher le mot précis.
—Bref, répondit Héloïse, il est à craindre que vos bourgeois ne s'effarouchent de votre tête un peu trop en dehors du commun.
—Alors, à moins d'entrer en place chez des aveugles, je ne vois d'autre moyen que de me couper la tête... Et, encore, bien des maîtres hésiteraient à prendre une cuisinière sans tête, débita Cydalise en riant.
—Il est un moyen plus simple de s'en tirer.
—Lequel?
—Faites subir une modification à votre chevelure.
—Est-ce que vous me demandez de me faire couper les cheveux?
—Non, mais seulement de les faire teindre.
—Tiens! tiens! c'est une idée! Je ne serais pas fâchée de voir quelle frime j'aurais en brune, lâcha Cydalise, en fille qui cédait à tout nouveau caprice.
Et, bien résolue, elle ajouta: