Au même moment, de son côté, le Tombeur-des-Crânes se disait en souriant:
—Quatre cent mille francs, c'est maigre! Je trouverai à m'arranger pour que, le jour du partage, il y ait tout d'un côté et rien de l'autre.
Huit jours après, M. de Walhofer avait loué un petit appartement dans la maison de Ducanif.
Le soir même de l'installation du baron, Gustave, qui dînait chez l'ancien placeur, s'écriait en se mettant à table:
—Il y a quelquefois des hasards vraiment heureux! L'appartement, situé au-dessous du vôtre, mon cher Ducanif, vient d'être loué par un de mes meilleurs amis, le baron de Walhofer, un fort riche et très aimable Belge.
—Il faudra nous présenter l'un à l'autre? demanda naïvement Ducanif.
Ainsi entré chez l'ex-placeur, le Tombeur-des-Crânes pût surveiller ce qu'il appelait l'opération. Elle traînait en longueur. Si grande que fût son impatience, il était obligé de la maîtriser devant cette réponse que lui faisaient Héloïse et Gustave.
—Au moins faut-il attendre que Ducanif ait fini de mettre toute sa fortune au porteur.
Et cependant, Héloïse, à mesure que le moment approchait, ne cessait de répéter à Gustave:
—La lettre! la lettre! Ducanif va bientôt avoir fini et nous n'aurons pas encore retiré la lettre des mains de ce filou d'Alfred.