En effet, à travers les fissures des volets délabrés, on voyait filtrer la lumière du rat-de-cave que le docteur venait d'allumer.

—Ah çà! mais je suis aussi de la fête, moi! ricana le baron.

Alors, quittant sa cachette, il se dirigea d'une marche prudente vers la maison.

Le baron avait le pas léger. Sans le moindre bruit, il se glissa dans la maison dont Gustave avait laissé la porte entre-bâillée derrière lui.

Bien lui en prit d'avoir usé de précaution, car, pour un peu, il tombait, pour ainsi dire, sur le dos du docteur qui, son rat-de-cave à la main, suivait un couloir partageant l'habitation et conduisant à un escalier dont la double évolution desservait l'étage supérieur et la cave.

—Que va-t-il chercher en bas? se demanda le baron en voyant le médecin s'engager dans la descente de la cave.

Avec une prestesse de chat maigre, il s'élança sur la trace de Gustave avant que la lumière, qui disparaissait à la main de son porteur, en s'enfonçant dans la profondeur de la cave, l'eût laissé en pleine obscurité.

Sur les dernières marches, il s'arrêta dans l'ombre, sans dépasser l'entrée d'un caveau où avait pénétré le médecin.

—Part à deux, s'il vient déterrer un trésor, pensa le baron en voyant Gustave coller, à l'aide de suif fondu, son rat-de-cave sur une paroi humide du caveau.

Délivré du soin de tenir sa lumière, le médecin promena son regard dans le caveau. Se croyant bien seul, nulle méfiance ne l'empêchait de parler tout haut.