Alors il se leva brusquement de table.

—Adieu! dit-il d'un ton bref.

—Déjà! fit le Beau-François, abasourdi par cette séparation brusque et inattendue.

—Je suis venu à ton rendez-vous pour entendre la commission que Doublet t'avait donnée pour moi. À présent que je la connais, je vais l'exécuter.

—Mais, objecta François, je comptais sur toi pour me guider en basse Loire.

—Impossible! il me faut remonter vers Chartres. Affaire de trois jours, après quoi je reviendrai sur mes pas... Viens avec moi.

—À Chartres! répéta vivement le Chauffeur. Oh! que nenni! la nuque me démange trop dans cet endroit-là.

—Alors, attends mon retour, je te reprendrai au passage. Reste ici. Dans trois jours, tu me verras arriver.

Le Beau-François parut d'abord se décider à demeurer à la Biche-Blanche. Puis, après réflexion:

—Non, dit-il, j'aime mieux attendre dans ma cachette de l'auberge de Buchard... J'ai à lui donner encore des ordres pour le reste de ma bande, qui doit venir me rejoindre en Loire.