—S. F. le Vieil.—La saute.—Doublet.—Le Marcassin.—Sans sabots on...
Nous l'avons dit, Vasseur, sans s'en douter, réfléchissait à mi-voix. Fil-à-Beurre, qui marchait à sa botte, n'en avait pas perdu un mot.
—Oh! oh! lâcha-t-il soudainement.
Cet éclat de voix interrompit les réflexions du lieutenant.
—Qu'as-tu, garçon? demanda-t-il.
—Vous venez de prononcer Marcassin... Je ne sais pas si c'est le mien, mais, moi aussi, je connais un Marcassin... Au fond, je ne le connais que pour l'avoir vu et entendu une fois, sans que, lui, il ait seulement aperçu le bout de mon nez; car je me tenais tapi, bien immobile dans ma cache... Ah! oui, Marcassin! en voilà un qui est bien nommé! Tout en poil gris et rude, cet homme; trapu, râblé, l'air féroce, des mains énormes et velues! Un terrible athlète, je vous en réponds... Il doit rudement en découdre.
Vasseur avait laissé parler le squelette.
—Où donc as-tu rencontré ce Marcassin? demanda-t-il quand Barnabé se tut.
Sans doute que Fil-à-Beurre s'était imprudemment laissé allé à ses souvenirs, car, à la question, il eut l'hésitation de celui qui s'aperçoit trop tard de sa faute. Il fit cette réponse vague:
—Dans les environs d'Orléans.