—Oh! je te prie, évite-moi le «Jamais! ce serait une infamie!» Hein! tu vois, je t'y ai pris!… Tu es comme les autres.

Sur ce, elle se leva et marcha vers sa glace et, tout en rajustant quelques boucles de sa coiffure, elle ajouta d'un ton sec:

—Assez plaisanté. Comme je te l'ai dit, vicomte, va-t'en offrir à une autre ta chaumière et ton coeur.

«Assez plaisanté», avait-elle dit. Donc sa proposition n'était pas sérieuse. Je vins doucement derrière elle et, en lui prenant la taille, je répétai de ma voix la plus suppliante:

—Suzanne, rends-moi ton amour.

Elle retourna la tête sur son épaule. En plongeant dans mes yeux un regard brûlant qui me fit frissonner, elle étendit les doigts vers une coupe de la cheminée et y prit quelque chose qu'elle me mit dans la main en disant:

—Alors gagne-le.

C'étaient des dés pipés!!!

En sentant les dés, j'étais demeuré anéanti par une surprise douloureusement désespérée.

Suzanne aussitôt me fit face. Elle serra ma main dans la sienne pour empêcher mes doigts de lâcher prise et me dit d'une voix impérieuse: