Il allait leur expliquer tout le danger dont les menaçait ce faux message, auquel le général s'était niaisement laissé prendre, quand Vasseur, avec l'égoïsme de l'amoureux qui ne pensait qu'à Gervaise, l'avait interrompu, en montrant la porte secrète, par ce rappel:
—Si nous nous occupions d'abord du Beau-François?
Oui, du Beau-François qu'à l'arrivée du général on s'était hâté de refourrer, bien et dûment ficelé, dans la cachette; du coquin qui avait dit savoir où était Gervaise, et s'était fait fort de la rendre contre les mille écus offerts par Vasseur qui, en plus, lui promettait la liberté.
—C'est vrai! dit Meuzelin, j'avais oublié le sacripant qui nous attend dans son trou.
Et, suivi du lieutenant et de Barnabé, il marcha vers l'issue dérobée.
Comme il allait faire jouer le ressort, un fracas de trompettes, éclatant dans la cour du château, les fit, tous trois, courir à une fenêtre.
À la vue des escadrons en ligne et du général qui montait en selle pour se mettre à leur tête, Meuzelin comprit ce qui en était.
—Ça se corse de plus en plus! dit-il.
—Qu'est-ce donc? demanda Fil-à-Beurre.
—Il y a, mon brave Barnabé, que le général, me laissant ici prisonnier sur parole, trouve que ses soldats n'ont plus besoin de garder le château et qu'il les emmène où il sait les employer plus utilement.