—Comment? le général Labor Veut faire fusiller ce bout d'homme! Lui qui, ce matin, avait tant hâte de le retrouver pour la mettre à la place de Meuzelin.
—Oui, lorsque Labor croyait à la fausse dépêche que nous lui avions expédiée. Mais, à cette heure, il n'en est plus de même. Le général jure les cinq cents diables de n'avoir pas son pygmée sous la main pour lui régler son affaire, dit Cardeuc.
—Pourquoi? insista Suzanne.
—Toujours les millions de la comtesse de Biéleuze dont il a appris l'existence, il y a une heure, par suite du mauvais tour que le Beau-François a joué à Croutot… une vieille rancune qui date du temps où le colosse avait pour maîtresse une certaine Césarine Faublin, surnommée la Saute, débita le Notaire.
—Et vous connaissez, vous, Taugencel, la cause de cette rancune?
Apprenez-la-moi, dit curieusement la courtisane.
—Mieux serait de vous conter tout au long l'histoire du nain, en remontant à l'époque où il était mon ange gardien.
—Allez, Cardeuc et moi nous vous écoutons.
—Et nous aussi, pensèrent tous à la fois Meuzelin et ses compagnons.
XIII
Le notaire Taugencel commença: