—Qu'est-ce que ce Meuzelin? se dit-il ensuite. Il interrogea ses souvenirs.

—Connais pas, finit-il par murmurer sans se douter que celui qui portait ce nom, ennemi tout aussi redoutable pour lui que Vasseur, était le grotesque personnage qu'il avait connu sous le nom de Saucisson-à-Pattes, le mari de la Saute.

Ne s'arrêtant donc pas sur le nom de Meuzelin, le Beau-François, effaré, se répétait celui de Vasseur, tout en tâtant ses poches pour retrouver sa mèche qu'il voulait rallumer.

Mais elle était introuvable.

Il était bien certain de l'avoir éteinte sous son pied à son entrée dans la serre et de l'avoir remise en sa poche. Il fallait donc qu'il l'eût perdue. Où? Peut-être que son mouvement violent pour enlever Gervaise avait fait tomber la mèche de la poche de sa veste.

—Bah! je me retrouverai bien dans l'obscurité, pensa le colosse qui ne se souciait pas d'aller chercher sa mèche là où il supposait l'avoir perdue.

Tenant d'un seul bras le corps serré contre lui, il partit, tâtant de sa main libre la muraille de la galerie. Il arriva ainsi à la bifurcation.

—C'est à droite, se dit-il.

Et il prit à droite. À son soixantième pas, il s'arrêta. La sortie ne pouvait pas être si éloignée. Il avait dû se tromper. Il revint sur ses pas. Il sentit un tournant. Celui de la bifurcation assurément. Cette fois il prit à gauche et il marcha devant lui.

—Mille potences! je me suis perdu! jura-t-il en s'arrêtant au bout de cent pas, en pleine obscurité.