Il lui semblait que les marches qu'il venait de gravir étaient beaucoup plus nombreuses que celles de l'escalier de la serre. Néanmoins, il continua son ascension en redoublant de prudence. Son pied, qui cherchait une marche, trouva le vide. Il était arrivé au haut de l'escalier.

—Où suis-je? se demanda-t-il, immobile, toujours en pleine obscurité.

Les mains tendues en avant, il fit un pas en avant pour continuer sa route à tâtons.

Il s'arrêta tout à coup.

Il venait d'entendre, tout proche, une voix qui disait:

—Pour tuer le temps jusqu'à demain matin, si vous me contiez l'histoire de votre Suzanne?

Et une autre voix répondit:

—Écoutez-la donc.

Le hasard avait amené le Beau-François de l'autre côté de la porte secrète par laquelle la fausse comtesse s'était soustraite à la griffe de Meuzelin.

V