—Parbleu! c’est mon cousin germain.

La réponse était à peine faite que le gros tailleur tressaillit de tout son être en s’écriant:

—Eh! oui, au fait! vous êtes deux cousins! je l’ai lu dans la...

Mais au moment de parler de la lettre trouvée dans l’habit de M. de la Morpisel, le tailleur sentit qu’il allait commettre une imprudence et se rattrapa en disant:

—...Je l’ai lu dans la Quotidienne.

Puis, tout heureux de s’être raccroché à une branche, il crut être malin en ajoutant:

—Oui, c’est par la Quotidienne que j’ai appris cette destitution. J’ajouterai même qu’en lisant ce nom de Polac, j’ai cru qu’il s’agissait de vous.

Timoléon, qui était en train de passer une manche de l’habit neuf, se retourna vivement à ces mots:

—Qu’est-ce que vous me chantez là, Bokel! dit-il avec surprise. Vous ne pouvez avoir vu le nom de Polac dans le journal à propos de mon cousin, attendu qu’il s’appelle Dumouchet, du nom de son père, marié à ma tante, morte depuis dix années.

Bokel fut beau d’aplomb.