—Est-ce qu’il vient aussi pour se faire couper les cheveux à Paris?
—Oh! non, le comte Bonifacio de Aricoti ne pense qu’à une chose, lui... à épouser une Française blonde.
—Pourvu, que Virginie lui plaise! s’écria la maman tremblante.
—Pour cela, il suffit que le comte voie votre fille un seul instant, dit mademoiselle de Veausalé en souriant à la mère craintive.
—Oui, mais comment la verra-t-il?
—J’ai un moyen tout trouvé. En causant hier avec M. de Croustaflor, il m’a appris que son neveu et lui devaient aller ce soir à l’Ambigu. Envoyez retenir des fauteuil de balcon. Ces messieurs seront à l’orchestre et le jeune homme pourra ainsi s’enivrer des charmes de Virginie.
—C’est une idée!
—Dans la soirée, je préviendrai M. de Croustaflor que nous sommes là.
—Bon!
—Alors, je conviendrai que si Virginie a su captiver le comte de Aricoti, ces messieurs nous feront un signe quelconque.