—Mais alors, vous êtes Javotte? s’écria M. O***.
—Pour vous servir, répondit la vieille servante, un peu étonnée d’être connue.
Et pourquoi vous adressez-vous à moi?
—Parce que, là-bas, rue Cassette où a demeuré mon maître, tout ce que je suis parvenue à découvrir, c’est que M. Poliveau devait habiter cette partie du IXe arrondissement que vous administrez..... Comme je me propose d’aller de porte en porte demander mon maître, et que, durant mes recherches, je pourrais perdre cette somme, je vous la dépose pour...
—Au lieu d’aller de porte en porte, courez rue Richer, 41, ma brave Javotte, dit le commissaire, qui, en cent mots, la mit au courant.
Mais arrêtant la servante qui s’élançait joyeuse:
—C’est donc vous qui aviez retiré cette somme de l’endroit où l’avait cachée M. Poliveau père? demanda-t-il.
—Oui, pour pouvoir subvenir aux besoins de mon jeune maître hors de Paris, car, à ce moment de la guerre, le payement de la rente viagère par la Précaution devait forcément subir un retard.
—Alors, vous connaissiez la cachette?
—Oh! M. Poliveau père n’avait rien de caché pour moi, dit Javotte en rougissant un peu.